Les inondations de 1981, 1982 et 1983

Mis à jour le 28/09/2023
Les évènements qui ont touché la vallée ces trois années ont particulièrement marqué les esprits. La crue de 1983 se déroulant au printemps aura des conséquences désastreuses sur l’agriculture.

Suite à un été et un automne très pluvieux ayant saturé les sols en eau, les précipitations du mois de décembre 1981 sont exceptionnellement élevées, de deux à trois fois supérieures à la moyenne. La montée des eaux provoque des coupures sur les réseaux, notamment à Mâcon, où 5000 habitants du centre ville sont privés de chauffage pendant 8 jours, en plein mois de décembre. A Chalon-sur-Saône, le pire est évité grâce à un système de pompage important équipant les égouts. Cette inondation accélère la mise en place du dispositif national de cotisation et d’indemnisation « Catastrophe Naturelle ».

Les pluies du mois de décembre 1982 présentent les mêmes caractéristiques que celles de 1981, sur des sols déjà gorgés d’eau.

La crue de 1983 se déroule en période de reprise de la végétation, et est suivie par une période de sècheresse, détruisant 90% des récoltes agricoles. Elle se déroule en deux épisodes successifs, et est caractérisée par une pluviométrie particulièrement importante, et des épisodes orageux qui expliquent les crues enregistrées.
Un premier épisode pluvieux du 12 au 17 mai touche le haut bassin du Doubs et la Petite Saône, descendant jusqu’en Bourgogne et Rhône-Alpes. Au moment de la décrue, un second épisode de fortes pluies se manifeste du 23 au 26 mai touchant le bassin du Doubs et la Saône aval, stoppant la décrue.

Le bilan des ces inondations est estimé à 840 millions de francs de l’époque, soit 210 millions d’euros, en considérant les dégâts indirects, les dommages agricoles, publics et privés.