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Les effets du vieillissement sur l’aptitude à conduire : selon le conseil médical de la prévention routière, la conduite devient avec l’âge une activité complexe. Elle exige de bonnes habiletés motrices (force, coordination, réflexes), sensorielles (vision, audition) et cognitives (attention, jugement, analyse rapide et précise des situations) qui peuvent être amoindries par le vieillissement. Les principales difficultés étant :

La réduction de la vision avec :

- L’acuité visuelle

Elle est maximale à 20 ans et commence à diminuer à partir de 50 ans pour atteindre 7/10ème à 70 ans et 5/6ème à 85 ans. La presbytie fait alors son apparition. Le champ visuel rétrécit. Il diminue également à partir de 50 ans de 180° au départ. Il atteint 120 ° à 70 ans puis baisse de nouveau jusqu’à 100°.

- La luminosité

Les contrastes et les couleurs se modifient. La réduction de la taille de la pupille et l’opalescence du cristallin réduisent la luminosité. Au-delà de 70 ans, il faut au moins 5 fois plus de lumière pour voir de la même façon qu’à 20 ans. Les contrastes, les couleurs et les nuances, surtout les bleus et les violets se différencient moins bien et la résistance à l’éblouissement diminue. Le temps d’adaptation aux conditions de mauvaise visibilité ou de nuit augmente.

Après la vue, l’audition :

L’audition est le sens le plus sollicité par la conduite automobile. Avec l’âge, la qualité de l’audition faiblit (environ 30% des personnes sont malentendantes à 65 ans). La distinction de certains sons diminue (bruits du moteur, clignotant, informations sonores venant de l’extérieur : moteurs de voiture, de deux roues, klaxons, enfants et piétons, sifflets des agents de circulation...) et la localisation de leur origine est plus difficile.

La conduite nécessite de l’habileté

L’habileté est nécessaire pour maintenir une trajectoire ou la modifier en cas d’urgence. Les performances psychiques, sensorielles et motrices diminuent avec l’âge. Le temps nécessaire pour saisir et assimiler les informations est plus long ainsi que le temps de réaction. La prise de conscience est plus tardive et les réponses plus lentes en termes de freinage et de prise de décision. Les maladies et les médicaments peuvent perturber la conduite automobile.

Les maladies sont plus fréquentes avec l’âge comme l’hypertension artérielle, certains diabètes, l’arthrose ou les rhumatismes, également la maladie d’Alzheimer dans la phase précoce non-diagnostiquée.

Certains médicaments sont incompatibles avec la conduite

En effet les effets secondaires de certains médicaments (tranquillisants, somnifères, antidépresseurs, certains médicaments pour le cœur, contre la toux, les rhumes, les douleurs, les rhumatismes) se propagent sur la vigilance mais aussi sur la vision, la coordination des mouvements, le comportement.

Les médicaments concernés affichent un pictogramme sur la boîte indiquant le risque pour la conduite.

 
 

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