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Interdiction de consommation du poisson (PCB)

Article créé le 30/12/2009 Mis à jour le 26/10/2018
 

Des arrêtés préfectoraux portant interdiction de consommation et de commercialisation de certaines espèces de poissons pêchés, sont en vigueur sur certains cours d’eau, canaux et plans d’eau du département.

Ces arrêtés sont basés sur le règlement européen 1881/2006 du 19 décembre 2006 portant fixation de teneurs maximales pour certains contaminants dans les denrées alimentaires et sur le règlement européen 1259/2011 du 02 décembre 2011 modifiant les teneurs maximales en dioxines, en PCB de type dioxine et en PCB autres que ceux de type dioxine des denrées alimentaires.

Suite à l’instruction interministérielle des ministères en charge de la Santé, de l’Agriculture et de l’Environnement du 19 avril 2016, une évolution des mesures de gestion des poissons contaminés est en cours avec une levée partielle des interdictions sur le département.

Sur les territoires où la consommation est autorisée, l’ANSES adresse les recommandations suivantes :

  • Deux portions de poissons par semaine, dont une à forte teneur en oméga 3 (saumon, sardine, maquereau, hareng, truite fumée), en variant les espèces (eau de mer ou eau douce) et les lieux d’approvisionnement (sauvage, élevage, lieux de pêche, …).
  • Pour les poissons d’eau douce fortement bio-accumulateurs (barbeau, brème, carpe, silure) : une fois tous les deux mois pour les personnes sensibles et deux fois par mois pour le reste de la population ;
  • Pour les anguilles : à consommer de façon exceptionnelle quel que soit le bassin versant.

Saône

Vallière

Doubs

Canal de Roanne à Digoin

Loire

Site industriel de Tavaux (Côté-d’Or)

Les résultats d’une étude de l’impact des rejets en Saône du site industriel de Tavaux en Côte d’Or ont mis en évidence une contamination de certains poissons à l’aval des rejets situés sur la commune de Saint-Symphorien-sur-Saône (21).

Pour la Saône-et-Loire, le secteur concerné s’étend jusqu’à la confluence avec le Doubs (PK 167,500).

L’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a été saisie conjointement par l’Agence régionale de santé (ARS) et par la Direction départementale pour la protection de la population (DDPP).

Au regard des avis rendus et des conclusions de la réunion de concertation tenue en préfecture de Côté-d’Or le 17 octobre 2017, l’ARS et la DDPP ont produit des recommandations de consommation des produits de la pêche à l’aval des rejets du site industriel.

Concernant les poissons d’eau douce fortement bio-accumulateurs (barbeau, brème, carpe, silure), il est recommandé de limiter la consommation à :
- une fois tous les deux mois pour les personnes sensibles (femmes en âge de procréer, enceintes ou allaitantes, enfants de moins de 3 ans, fillettes et adolescentes
- deux fois par mois pour le reste de la population ;

En outre, conformément aux avis de l’ANSES du 3 juin 2013 et du 28 juin 2017, il est préconisé de varier les espèces et les lieux d’approvisionnement, donc de pêche. Les risques inhérents aux rejets de composés chlorés par le site industriel de Tavaux, en aval de Saint-Symphorien-sur-Saône conduisent à privilégier la consommation de poissons issus d’autres lieux de pêche.