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Comité départemental de suivi du loup

 

Le comité départemental de suivi du loup s’est réuni pour dresser le bilan des attaques survenues dans le Charolais entre les mois de juin et novembre cette année et pour échanger sur les enseignements tirés et les suites à donner.

Le préfet a réuni ce jour le comité départemental de suivi du loup, qui regroupe services de l’État et établissements publics, collectivités territoriales, profession agricole, fédération des chasseurs et associations environnementales.
Cette réunion a tiré des premiers enseignements des attaques de loup et du déploiement du plan national d’actions sur le loup et les activités d’élevage (protection des troupeaux, indemnisation des éleveurs, autorisations de tirs dérogatoires).
Front de colonisation, le département de Saône-et-Loire est susceptible de connaître d’autres incursions de loups sur ses territoires, voire d’une installation pérenne du prédateur. Aussi le préfet invite-t-il la profession agricole et particulièrement la filière ovine à engager la réflexion sur l’organisation de la protection des troupeaux et sur les marges d’adaptations des pratiques et de la conduite des élevages ovins pour intégrer la présence potentielle du loup.
Dès le début de l’année prochaine, un appel à projets sera ouvert auprès des éleveurs de la région pour subventionner, via le fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) et la contrepartie de crédits de l’État, l’acquisition et la mise en place d’équipements et de mesures de protection des troupeaux contre la prédation.
L’acquisition et l’entretien de chiens de protection, l’achat de clôtures électrifiées pourront ainsi être subventionnés à hauteur de 80 %. Le préfet invite chaque éleveur à déposer un dossier de demande pour protéger ses troupeaux.
Enfin, le préfet annonce la mise en place du réseau « loup-lynx » dans le département. Ce réseau qui repose sur la collaboration de divers acteurs de terrain (chasseurs, agriculteurs, naturalistes,…), vise à recueillir des informations fiables et robustes sur le plan scientifique qui renforcent le suivi du loup et de sa répartition sur le territoire national. Il repose sur la collaboration de différents acteurs de terrain dans les zones de présence avérée ou potentielle de l’espèce. Les acteurs intéressés en Saône-et-Loire recevront une formation en 2021.