Contenu

Abrogation de l’arrêté préfectoral portant sur l’abattage des chiens dangereux errants à Frontenaud

 

Le 21 mars 2019, sur la commune de Frontenaud, un homme et son chien ont été attaqués et tués par un autre chien. Dans ce contexte, un arrêté préfectoral a été pris le 26 mars dernier, portant réquisition de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) en vue de procéder à l’abattage d’un animal divaguant sur les communes de Frontenaud et environnantes.

Avec les éléments recueillis par la gendarmerie et l’ONCFS qui ont étroitement travaillé ensemble, il a été possible de déterminer le type de chien : un chien mésocéphale, de couleur marron, au moins partiellement. Une première réunion en sous-préfecture a permis d’établir que deux groupes de deux chiens avaient récemment erré à proximité de la zone du décès. Les zones de recherche ont également été circonscrites, au regard des témoignages recueillis et de la configuration des lieux : points de passage, rivière, voie SNCF, bois… Il n’a jamais été question d’abattre tout animal errant au hasard, mais d’y recourir sur la base d’informations fiables et si les circonstances l’exigeaient, sous un strict contrôle de l’ONCFS.

Cela n’a pas été nécessaire. Les porte-à-porte et les appels au 17 ont conduit à l’identification de plusieurs chiens, en état de divagation, mais qui avaient des propriétaires : ceux-ci ont été verbalisés. En effet, le propriétaire d’un animal est responsable des actes commis par celui-ci et ne doit pas le laisser errer. Au mois quatre chiens ont été rapidement identifiés et depuis lors, aucun autre chien correspondant au profil n’a été signalé sur la zone. L’enquête sous l’égide de l’autorité judiciaire se poursuit, la qualification d’homicide involontaire ayant été retenue à la suite du décès de Monsieur Matter et de son chien.

Après identification de plusieurs animaux et en concertation avec la gendarmerie et l’ONCFS, il a été décidé que l’arrêté (qui devait initialement prendre fin le 28 avril) n’avait plus d’utilité et celui-ci a été abrogé le 16 avril 2019.

En tout état de cause, les services de l’État agissent dans le souci constant de la protection des personnes et des biens, en veillant au respect du bien-être animal, et non sous la pression de personnes d’associations qui ne peuvent avoir connaissance de tous les éléments de contexte local et des éléments d’enquête.